FRANCE - Vaccins contre la grippe saisonnière

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  • LE VACCIN CONTRE LA GRIPPE SAISONNIÈRE
    JEUDI PROCHAIN DANS LES PHARMACIES
    5 octobre 2006 (TV5 Info, d'après Agence France-Presse)

    Paris -- Onze millions de Français (24%) se sont fait vacciner contre la grippe l'hiver dernier dont un demi-million pour la première fois, selon les données présentées jeudi le Groupe d'étude et d'information sur la grippe (GEIG), rappelant que le vaccin anti-grippe serait dans les pharmacies le 12 octobre.

    http://www.tv5.org/TV5Site/info/afp/francais/journal/medecine/SGE.UED57.051006144322.photo00.photo.default-512x382.jpg

    L'épidémie pourrait toucher 2,2 millions de personnes (dans une fourchette allant de 1,3 million à 3 millions) dans l'hypothèse où les virus de la grippe restent les mêmes que ceux ayant circulé pendant la saison hivernale de l'autre hémisphère (Australie notamment). Ces chiffres tiennent compte également des phénomènes climatiques dans le Pacifique sud ("oscillation légèrement chaude de type El Niño modéré"), a relevé le Pr Antoine Flahault, du réseau de surveillance Sentinelles de l’Inserm.

    Le cocktail vaccinal pour cet hiver 2006/2007 est constitué à partir de deux souches de virus A et un virus B de la grippe, sur les recommandations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

    Il comporte ainsi deux nouvelles souches, la H3N2 A/Wisconsin/2005 remplaçant une souche A/California/ et une souche analogue du B/Malaisie/2004 à la place d'une souche B/Shanghai. Le troisième ingrédient reste inchangé (une souche H1N1 A/New Caledonia/99).

    Malgré ce décalage de deux semaines de l'arrivée du vaccin dans les pharmacies par rapport aux années précédentes, le nombre de doses disponibles devrait être supérieur à celui de 2005, permettant de couvrir l’ensemble des besoins, a réaffirmé le Pr Bruno Lina, directeur du Centre national de référence sur les virus influenza de Lyon et délégué général du GEIG, qui réunit fabricants et experts.

    En France, le vaccin est gratuit pour les personnes les plus fragiles: personnes âgées de 65 ans et plus, personnes atteintes de certaines affections de longue durée (ALD) telles le diabète, l'insuffisance cardiaque et respiratoire graves, l'épilepsie grave... Ces bénéficiaires - plus de 8 millions de personnes - reçoivent un imprimé pour obtenir gratuitement le vaccin prescrit par leur médecin.

    La couverture vaccinale des plus de 65 ans a atteint 68% l'hiver dernier 2005-2006 (+10% depuis 2000), selon une étude Sofres-GEIG. La France se situe ainsi dans la moyenne des pays d'Europe de l'Ouest, mais loin derrière la Grande-Bretagne, qui vient en tête avec une couverture vaccinale de 79% chez les personnes de cette classe d'âge.

    Mais pour les patients atteints d’une ALD, le taux de couverture vaccinale n'était que de 52%, et tombe même à 32% parmi les sujets atteints d’une ALD, âgés de moins de 65 ans. La vaccination est meilleure parmi ceux qui ont reçu le bon de vaccination, a relevé le Pr Lina, déplorant qu'un certain nombre de gens souffrant de maladies chroniques (ALD) et y ayant droit ne le reçoivent pas d'après les enquêtes par questionnaire.

    La France qui fut pendant des années en tête des pourcentages de population vaccinée, est ainsi, de fait, encore loin d'atteindre l'objectif de l'OMS: une couverture vaccinale antigrippale de 75% chez les sujets à risque d'ici 2010.

    Alors que les gouvernements se préoccupent d'une éventuelle pandémie de grippe d'origine aviaire, "la prévention de la banale grippe saisonnière, qui fait quelque 2 000 morts par an en France, reste d'actualité", avertit le Pr Lina.

    La mortalité est proportionnelle à la taille de l'épidémie, a toutefois observé le Pr Flahault.

    La vaccination est par ailleurs recommandée aux professionnels de santé et à l'entourage des personnes âgées, aux participants à des voyages de groupe notamment.

    Source (http://www.tv5.org/TV5Site/info/afp_article.php?rub=medecine&idArticle=061005144425.rdm2t89w.xml)


  • LA GRIPPE POUR 2,2 MILLIONS D'ENTRE NOUS
    Par Ludovic Tomas (Le Web de l'Humanité)
    6 octbbre 2006

    À l’occasion des 19es Rencontres européennes sur la maladie et sa prévention, la campagne de vaccination a été lancée.

    Pas une année sans épidémie de grippe. Une certitude vérifiée au moins depuis 1984, année de création par l’INSERM de Sentinelles, un réseau de médecins généralistes qui travaille également sur la gastro-entérite. Le phénomène, démarré le 6 novembre en 2003 mais le 20 mars en 1995, peut durer quatre semaines, comme ce fut le cas en 1990, comme treize semaines, cinq ans plus tôt. Grâce à une approche multidisciplinaire prenant en compte aussi bien des facteurs climatiques que virologiques, l’épidémie est relativement prévisible. Et une fois celle-ci installée, les tendances annoncées sont fiables à trois semaines.

    Pour la saison 2006-2007, les médecins de Sentinelles estiment à 2,2 millions le nombre de personnes qui - seront touchées par la maladie. Courante certes mais pour autant prise au sérieux puisque, l’hiver dernier, 24% des Français de plus de quinze ans se sont fait vacciner - plus de 11 millions - soit 500 000 de plus que l’année précédente. C’est le taux de vaccination le plus haut depuis 1992. Il est particulièrement élevé chez les personnes de plus de soixante-cinq ans (68%) qui sont plus vulnérables. L’usage du vaccin réduit de 50% la mortalité générale chez les personnes âgées. Une seule contre-indication: l’allergie aux protéines de l’oeuf.

    Si l’âge est bien un élément déterminant dans la décision de se faire vacciner, c’est d’abord la prise en charge financière par la Sécurité sociale qui motive ou non l’injection. Mais chez les autres groupes à risque (les patients qui souffrent d’affection de longue durée), le taux de vaccination n’est que de 52%. Il apparaît donc nécessaire d’étendre la gratuité des vaccins antigrippaux à d’autres publics. Cette année, le vaccin sera disponible le jeudi 12 octobre, avec donc un décalage de deux semaines par rapport aux campagnes précédentes en raison de problèmes rencontrés avec l’une des trois souches vaccinales. Mais le nombre de doses mises sur le marché devrait être supérieur à l’an passé: entre 10 et 13 millions.

    Une quantité suffisante pour satisfaire la demande mais qui ne met pas à l’abri d’une pénurie provisoire si tous les intéressés se précipitent dès la fin du mois d’octobre chez leur pharmacien. Protéger sa bouche et son nez lorsqu’on tousse et éternue, et n’utiliser que des mouchoirs à usage unique font partie des réflexes d’hygiène de base. Mais attention: le vaccin saisonnier ne protège en aucun cas de la grippe aviaire.

    Source (http://www.humanite.presse.fr/journal/2006-10-06/2006-10-06-838104)


  • Le vaccin antigrippal pour tous les asthmatiques

    La grippe est responsable tous les ans de nombreuses complications chez les patients asthmatiques. A ce titre, depuis le 23 octobre 2006, l’assurance-maladie prend en charge à 100 % la vaccination antigrippale chez tous ces patients, quels que soient leur âge et la gravité de leur maladie.

    CHEZ LES PATIENTS asthmatiques en particulier, la grippe, comme la plupart des viroses respiratoires, majore l’hyperréactivité bronchique. Elle est responsable d’exacerbations de la maladie, sous forme de crises répétitives, difficilement contrôlables, persistant pendant plusieurs jours ou semaines, avec parfois une évolution vers un état de mal asthmatique. Chez l’enfant asthmatique, les viroses respiratoires sont responsables de 85 % des exacerbations, le virus influenza arrivant en troisième position après les rhinovirus et le virus syncytial respiratoire (VRS) ; la grippe est une cause commune d’hospitalisation.

    Egalement les patients atteints de Bpco. La diminution de la morbi-mortalité liée à la grippe fait donc l’objet d’une politique de santé publique orientée selon deux grands axes : l’éducation à des mesures d’hygiène permettant de limiter la propagation de l’épidémie ; la vaccination des personnes à risque. Jusqu’à présent, seulement neuf affections de longue durée, dont l’asthme grave et les patients de plus de 65 ans, bénéficiaient de la gratuité du vaccin. Depuis le mois d’octobre dernier, l’assurance-maladie a décidé d’étendre cette gratuité à tous les patients asthmatiques, quels que soient leur âge ou la gravité de leur maladie. Cette extension concerne également les patients atteints de Bpco, ceux prenant un traitement prolongé par aspirine, ceux séjournant dans des établissements de santé (moyens ou longs séjours) et, enfin, les enfants atteints de la maladie de Kawasaki.

    Malgré cette politique de santé, la couverture vaccinale est insuffisante en France. En 2005, 24 % de la population générale a été vacciné, mais seulement 55 % des porteurs d’une des neuf ALD concernées par le remboursement. En pédiatrie, les chiffres sont encore moins bons, avec un taux de 43,7 % parmi les enfants bénéficiant de la gratuité du vaccin et un taux de 9,1 % parmi les asthmatiques.

    Pourtant, de nombreuses études réalisées contre placebo ont montré la bonne tolérance du vaccin antigrippal chez l’asthmatique, avec une absence d’augmentation de prise de bronchodilatateurs ou du nombre d’exacerbations. La principale contre-indication à prendre en compte chez les asthmatiques, qui présentent souvent des hypersensibilités associées, est l’allergie vraie à l’oeuf. La quantité d’oeuf contenue dans le vaccin est très faible et l’injection est possible dans la majorité des cas, après la réalisation de tests cutanés.

    Il convient donc à tous les professionnels de santé de sensibiliser leurs patients asthmatiques à la nécessité de la vaccination. Les réticences sont encore nombreuses, d’autant plus qu’il faut renouveler l’injection chaque hiver. En pédiatrie, le problème est accru par le fait que, jusqu’à l’âge de 8 ans, deux injections à un mois d’intervalle sont nécessaires pour obtenir une bonne immunisation, à ajouter chaque année à un calendrier vaccinal déjà chargé.

    La décision de l’assurance-maladie arrive un peu tardivement dans la saison. Selon les régions, certains patients commencent juste à recevoir les bons de vaccination gratuite. Il convient donc de les informer le plus rapidement possible, afin qu’ils en fassent la demande auprès de leur caisse d’assurance-maladie, le cas échéant. Même s’il est préférable de se faire vacciner le plus tôt possible et que la Sécurité sociale fixe administrativement la date limite de vaccination au 31 décembre, tant que l’épidémie est active dans une région, il est encore temps de se faire vacciner.

    > Dr CAMILLE CORTINOVIS

    D’après la conférence de presse « Pourquoi la grippe est-elle dangereuse chez l’asthmatique ? », organisée par l’association Asthme et Allergies, avec le soutien de sanofi-pasteur MSD.

    Le Quotidien du Médecin du : 30/11/2006, revue médicale française


  • MISE À DISPOSITION DU VACCIN ANTIGRIPPAL LE 12 OCTOBRE [2006]
    La prise en charge vaccinale devrait être étendue
    Par D.R. (Le Quotidien du Pharmacien)

    La grippe aviaire ne doit pas faire oublier la grippe saisonnière, qui expose les sujets fragiles à un risque particulier de complications et entraîne une surmortalité annuelle de l’ordre de 6 000 décès. La réunion annuelle du Groupe d’étude et d’information sur la grippe (Geig) a permis de faire le point sur la problématique grippale. Tandis que la campagne de vaccination débutera officiellement le 12 octobre, le ministre de la Santé réfléchit aux possibilités d’extension de la prise en charge du vaccin antigrippal à quatre nouvelles catégories de population.

    http://www.quotipharm.com/DocumentRoot/qph/Iss13585/Pag100681/Img236772.jpg

    La couverture vaccinale des Français, ainsi que le comportement de ces derniers vis-à-vis de la grippe et du vaccin antigrippal, fait l’objet chaque année d’une enquête réalisée par la Sofres. «Au total, 24% des Français [Ndlr: plus de 11 millions] se sont fait vacciner contre la grippe l’an passé, soit une progres- sion de 1%, ce qui représente 500000personnes supplémentaires», indique le Pr Bruno Lina, directeur du Centre national de référence des virus influenza de la région Sud et délégué général du Geig. Vingt pour cent se vaccinent tous les ans, ce qui illustre le poids du réflexe vaccinal. Et seulement 3% ont pour la première fois pratiqué cette vaccination. Cela étant, «l’effet âge» demeure essentiel, car 61% des 65-69 ans et 69% des 70-74 ans se sont fait vacciner l’année dernière.

    Rappelons à ce sujet que, chez les personnes à risque, la grippe peut être dangereuse, quel que soit l’âge, et que la vaccination protège aussi, par effet indirect, les non-vaccinés. En moyenne, environ 10% de la population française contracte la grippe chaque année.

    Encore un effort sur les ALD. On peut aussi remarquer que 65% des Français, et notamment 22% des plus de 65 ans, n’ont jamais été vaccinés contre la grippe. Parmi les facteurs de motivation viennent en tête la prise en charge du vaccin par l’assurance-maladie, le conseil du médecin et la sensibilisation due à l’âge.

    Si les patients atteints d’une affection de longue durée (qui ne reçoivent pas tous des bons de prise en charge) se vaccinent globalement plus que la moyenne, les résultats apparaissent encore insuffisants. En effet, tous âges confondus, la couverture vaccinale a été de 52%, mais seulement de 32% chez les moins de 65 ans. Les objectifs des autorités sanitaires pour la population des personnes en ALD sont une couverture vaccinale de 70 à 80%.

    Nouveauté de taille, à l’occasion du lancement de cette nouvelle campagne, le ministre de la Santé a demandé de réfléchir aux possibilités d’extension de la prise en charge du vaccin antigrippal à quatre nouvelles catégories: les patients souffrant d’asthme persistant modéré, ceux atteints de broncho-pneumopathie chronique obstructive (Bpco), les personnes séjournant dans un établissement de santé de moyen et long séjour (quel que soit leur âge) et, enfin, les enfants et les adolescents suivant un traitement prolongé à l’aspirine (prévention du syndrome de Reye).

    Les raisons d’un retard. Pour ceux qui auraient eu tendance à l’oublier, la fabrication des vaccins demeure sujette aux con-traintes et aléas des processus biotechnologiques.

    Rançon du vivant oblige. L’une des nouvelles souches, H3N2, du vaccin antigrippal de la prochaine campagne ayant été handicapée par une «rentabilité en culture relativement faible», le délai de fabrication du vaccin s’en est trouvé quelque peu rallongé cette année, cela pour tous les fabricants.

    Les premières doses devraient donc être livrées en officine seulement le 12 octobre. Mais, comme l’a précisé le Pr Rémy Tessou, président du Geig, cela n’aura pas d’impact sur la totalité des doses fabriquées pour notre pays, dont le nombre devrait même augmenter par rapport à l’année dernière et passer de 11, à 12 ou 13 millions.

    Cela ne devrait pas non plus avoir de conséquences négatives sur l’efficacité de la protection, la date de début de l’épidémie de grippe, ces dix dernières années, ayant été observée entre la deuxième quinzaine de novembre et le début de février.

    Il est simplement conseillé d’essayer de faire preuve d’une certaine flexibilité dans la campagne de vaccination, en vaccinant en priorité les sujets fragiles et en élargissant la campagne jusqu’en décembre. L’an dernier, 88% des vaccinations ont été pratiquées en octobre et en novembre.

    Source (http://www.quotipharm.com/journal/index.cfm?fuseaction=viewarticle&DArtIdx=377094)


  • Je désire porter à votre attention le fait que le titre de cet article porte à confusion. Il sous-entend que la population va pouvoir se faire vacciner contre la grippe aviaire. Or, il s'agit en fait de la grippe saisonnière (ordinaire), et non d'un vaccin immunisant contre le H5N1.

    ***

    GRIPPE AVIAIRE: LES VACCINS ENFIN DISPONIBLES EN FRANCE
    11 octobre 2006 (Portage Salarial)

    Bonne nouvelle. Le nouveau vaccin contre la grippe saisonnière sera disponible en pharmacie en France demain, jeudi 12 octobre. Soit avec deux semaines de retard par rapport aux années précédentes. Mais bien avant le début de la saison épidémique, a tenu à rassurer jeudi le Groupe d'étude et d'information sur la grippe (GEIG), qui réunit fabricants et experts.

    «La vaccination est possible pour tous les individus à partir de 6 mois», précise le Groupe d'étude et d'information sur la grippe (GEIG). Elle est recommandée pour les personnes à risques: les personnes âgées et les malades atteints de certaines affections de longue durée (ALD) telles que le diabète, les insuffisances cardiaques ou respiratoires, la mucoviscidose.

    La couverture vaccinale des plus de 65 ans a atteint 68% l'hiver dernier (+10% depuis 2000), selon une étude Sofres-GEIG. Mais pour les patients atteints d'une ALD, le taux de couverture vaccinale n'était que de 52%, et tombe même à 32% parmi les sujets atteints d'une ALD âgés de moins de 65 ans.

    «L'hiver dernier, 11 millions de Français, soit 500 000 de plus que l'année précédente, se sont fait vacciner», a précisé le Pr Bruno Lina, directeur du Centre national de référence sur les virus influenza pour la région Sud et délégué général du GEIG. Les craintes vis-à-vis de la pandémie toute virtuelle de grippe aviaire l'an dernier ont pu inciter certains à se faire immuniser.

    Le prix public du vaccin est comme l'an passé de 6,26 euros. Cette année encore, il est gratuit pour les huit millions de personnes à risques. Un formulaire de prise en charge du vaccin leur a été envoyé par l'Assurance Maladie.

    Source (http://www.portage-emploi.com/article-20061011-2473.html)


  • LE VACCIN CONTRE LA GRIPPE SAISONNIÈRE JEUDI DANS LES PHARMACIES
    11 octobre 2006 (TV5 Info, d'après Agence France-Presse)

    Paris -- Onze millions de Français (24%) se sont fait vacciner contre la grippe l'hiver dernier dont un demi-million pour la première fois, selon les données présentées jeudi le Groupe d'étude et d'information sur la grippe (GEIG), rappelant que le vaccin anti-grippe serait dans les pharmacies le 12 octobre.

    L'épidémie pourrait toucher 2,2 millions de personnes (dans une fourchette allant de 1,3 million à 3 millions) dans l'hypothèse où les virus de la grippe restent les mêmes que ceux ayant circulé pendant la saison hivernale de l'autre hémisphère (Australie notamment). Ces chiffres tiennent compte également des phénomènes climatiques dans le Pacifique sud ("oscillation légèrement chaude de type El Niño modéré"), a relevé le Pr Antoine Flahault, du réseau de surveillance Sentinelles de l’Inserm.

    Le cocktail vaccinal pour cet hiver 2006/2007 est constitué à partir de deux souches de virus A et un virus B de la grippe, sur les recommandations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

    Il comporte ainsi deux nouvelles souches, la H3N2 A/Wisconsin/2005 remplaçant une souche A/California/ et une souche analogue du B/Malaisie/2004 à la place d'une souche B/Shanghai. Le troisième ingrédient reste inchangé (une souche H1N1 A/New Caledonia/99).

    Malgré ce décalage de deux semaines de l'arrivée du vaccin dans les pharmacies par rapport aux années précédentes, le nombre de doses disponibles devrait être supérieur à celui de 2005, permettant de couvrir l’ensemble des besoins, a réaffirmé le Pr Bruno Lina, directeur du Centre national de référence sur les virus influenza de Lyon et délégué général du GEIG, qui réunit fabricants et experts.

    En France, le vaccin est gratuit pour les personnes les plus fragiles: personnes âgées de 65 ans et plus, personnes atteintes de certaines affections de longue durée (ALD) telles le diabète, l'insuffisance cardiaque et respiratoire graves, l'épilepsie grave... Ces bénéficiaires - plus de 8 millions de personnes - reçoivent un imprimé pour obtenir gratuitement le vaccin prescrit par leur médecin.

    La couverture vaccinale des plus de 65 ans a atteint 68% l'hiver dernier 2005-2006 (+10% depuis 2000), selon une étude Sofres-GEIG. La France se situe ainsi dans la moyenne des pays d'Europe de l'Ouest, mais loin derrière la Grande-Bretagne, qui vient en tête avec une couverture vaccinale de 79% chez les personnes de cette classe d'âge.

    Mais pour les patients atteints d’une ALD, le taux de couverture vaccinale n'était que de 52%, et tombe même à 32% parmi les sujets atteints d’une ALD, âgés de moins de 65 ans. La vaccination est meilleure parmi ceux qui ont reçu le bon de vaccination, a relevé le Pr Lina, déplorant qu'un certain nombre de gens souffrant de maladies chroniques (ALD) et y ayant droit ne le reçoivent pas d'après les enquêtes par questionnaire.

    La France qui fut pendant des années en tête des pourcentages de population vaccinée, est ainsi, de fait, encore loin d'atteindre l'objectif de l'OMS : une couverture vaccinale antigrippale de 75% chez les sujets à risque d'ici 2010.

    Alors que les gouvernements se préoccupent d'une éventuelle pandémie de grippe d'origine aviaire, "la prévention de la banale grippe saisonnière, qui fait quelque 2.000 morts par an en France, reste d'actualité", avertit le Pr Lina.

    La mortalité est proportionnelle à la taille de l'épidémie, a toutefois observé le Pr Flahault.

    La vaccination est par ailleurs recommandée aux professionnels de santé et à l'entourage des personnes âgées, aux participants à des voyages de groupe notamment.

    Source (http://www.tv5.org/TV5Site/info/afp_article.php?rub=medecine&idArticle=061011162715.q6nnth3h.xml)


  • LE VACCIN CONTRE LA GRIPPE SAISONNIÈRE
    DANS LES PHARMACIES FRANÇAISES
    12 octobre 2006 (TV5 Info, d'après Agence France-Presse)

    Paris -- Le vaccin contre la grippe, qui pourrait toucher cet hiver en France 2,2 millions de personnes, arrive jeudi dans les pharmacies.

    L'hiver dernier, 11 millions de Français (24%) se sont fait vacciner contre la grippe, dont un demi-million pour la première fois, selon le Groupe d'étude et d'information sur la grippe (GEIG).

    Le cocktail vaccinal est constitué à partir de deux souches de virus A et un virus B de la grippe choisies suivant les recommandations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

    Le vaccin est gratuit pour les personnes les plus fragiles: personnes âgées de 65 ans et plus, personnes atteintes de certaines affections de longue durée (ALD) telles le diabète, l'insuffisance cardiaque et respiratoire graves, l'épilepsie grave... Les bénéficiaires - plus de 8 millions de personnes - reçoivent un imprimé pour obtenir gratuitement le vaccin prescrit par le médecin.

    Le taux de vaccination a atteint 68% l'hiver dernier (+10% depuis 2000) chez les + 65 ans, qui sont plus vulnérables, selon une étude Sofres-GEIG.

    Mais parmi les autres groupes à risque, les patients qui souffrent d’affection de longue durée (ALD), le taux de vaccination n’est que de 52 %. Il tombe à 32% parmi les sujets atteints d’ALD âgés de moins de 65 ans.

    La vaccination est meilleure parmi ceux qui ont reçu le bon de vaccination, selon le Pr Bruno Lina, directeur du Centre national de référence sur les virus influenza de Lyon et délégué général du GEIG, qui réunit fabricants et experts. Il déplore qu'un certain nombre de gens souffrant de maladies chroniques et y ayant droit ne le reçoivent pas, d'après les enquêtes par questionnaire.

    La France, qui fut pendant des années en tête des pourcentages de population vaccinée, est encore loin d'atteindre l'objectif de l'OMS: une couverture vaccinale antigrippale de 75% chez les sujets à risque d'ici 2010.

    Alors que les gouvernements se préoccupent d'une éventuelle pandémie de grippe d'origine aviaire, "la prévention de la banale grippe saisonnière, qui fait quelque 2.000 morts par an en France, reste d'actualité", dit le Pr Lina.

    La vaccination est par ailleurs recommandée aux professionnels de santé et à l'entourage des personnes âgées, aux voyageurs en groupe notamment.

    Source (http://www.tv5.org/TV5Site/info/afp_article.php?rub=medecine&idArticle=061012165549.p5q3v1ck.xml)


  • GRIPPE: LA GRATUITÉ DU VACCIN ÉTENDUE CETTE ANNÉE
    18 octobre 2006 (TV5 Info, d'après Agence France-Presse)

    Paris -- Les asthmatiques et les personnes séjournant dans un établissement de santé de moyen ou long séjour, quel que soit leur âge, font partie des nouveaux bénéficiaires de la prise en charge à 100% du vaccin anti-grippe, selon l'Assurance Maladie, qui lance sa campagne publicitaire en faveur de cette vaccination du 23 octobre à fin décembre.

    L'hiver dernier, déjà plus de huit millions de personnes, les plus fragiles, pouvaient bénéficier du vaccin gratuit: personnes âgées de 65 ans et plus et celles atteintes de certaines affections de longue durée (ALD) telles le diabète, l'insuffisance cardiaque et respiratoire grave, l'épilepsie grave...

    Cette année, ce dispositif est étendu à de nouvelles pathologies. Il s'agit des personnes atteintes de tous types d'asthme et de broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO), maladie qui peut conduire à l'insuffisance respiratoire et qui touche principalement les fumeurs au long cours dans les pays riches.

    Vont également bénéficier de cette mesure les enfants et adolescents (de 6 mois à 18 ans) dont l'état nécessite un traitement prolongé par l'acide acétylsalicylique, plus connu sous le nom d'aspirine (essentiellement syndrome de Kawasaki et arthrite chronique juvénile) ainsi que les personnes séjournant dans un établissement de santé de moyen ou long séjour, quel que soit leur âge.

    En 2005, l'Assurance Maladie a envoyé un formulaire de prise en charge du vaccin à plus de 8,6 millions de personnes (plus de 65 ans, personnes atteintes de certaines maladies chroniques/ALD). Plus de 5,4 millions de prises en charge ont été utilisées, avec un taux de couverture vaccinale de l'ensemble des personnes visées par ce dispositif estimé à 62,4%.

    Si ce taux atteint 67% parmi les 70 ans et plus, la proportion de "jeunes seniors" de 65-69 ans vaccinés (53%) et de moins de 65 ans souffrant d'ALD prise en charge (54%) reste insuffisante.

    L'épidémie pourrait toucher 2,2 millions de personnes, selon les prévisions du réseau de surveillance Sentinelles-Inserm.

    La campagne (www.vaccinationgrippe.fr (http://www.vaccinationgrippe.fr)) radio, presse et internet, est complétée de dépliants et d'affichettes (pharmacies, cabinets médicaux...).

    Prix du vaccin: 6,26 euros. Tétagrip associant grippe-tétanos coûte 7,98 euros. Gripguard (7,50 euros) n'est pas pris en charge pour les personnes en ALD de moins de 65 ans.

    Pour les séropositifs (VIH), le médecin décide au cas par cas de l'opportunité de la vaccination.

    L'an dernier, la prise en charge du vaccin a coûté 34 millions d'euros et la campagne d'information 2,8 millions, selon l'Assurance Maladie.

    Source (http://www.tv5.org/TV5Site/info/afp_article.php?rub=medecine&idArticle=061018170258.niw2hmbl.xml)







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